Les commentaires des visiteurs
Suite à la présence de très nombreux spams nous parvenant dans cette rubrique, nous avons été obligés d'en renforcer la protection. Merci de votre compréhension
Bientot 10 ans que mon petit Jérémy est né trop tôt, vivant, viable mais trop tôt et surtout seul avec moi, à la maison... Je ne parviens pas à oublier chaque instant de cette naissance, chaque moment de l'année est difficile, je garde tout en moi, je ne peux pas consulter un professionnel, bientôt nous fêterons les mamans, bien sur, j'ai deux petites merveilles: Lena et Toma sans eux, je ne sais pas comment je serais.Je ne peux pas montrer ma tristesse, je les adore, ils sont tout pour moi, je ne suis pas soutenue par mon mari, je garde tout en moi, je ne veux pas que mes parents me voient triste,je parle à des copines, des proches mais je ne veux pas être un boulet qui est toujours triste, mon fils a emporté beaucoup avec lui et je me sens coupable de sa mort. J'ai continué à me battre pour lui donner un frère et une soeur qu'il ne connaitra jamais mais il m'a aidé dans mon combat pour avoir des enfants, maintenant, je trouve difficilement la force de sourire, quand je suis seule avec mes enfants, je souris, en cachette, je pleure, pas tout le temps mais j'éprouve le besoin de me confier sans avoir l'impression d'être un boulet et d'abandonner mes petits amours pour prendre soin de moi...il ont besoin de moi,entièrement, je veux rester leur maman, et celle de Jérémy...suis-je normale? Une partie de moi veux s'en sortir, l'autre veux garder sa tristesse, j'ai l'impression de rester avec mon fils ainsi.Je ne crois plus en rien,ma fille veut faire sa petite communion, c'est dur pour moi de l'accompagner à l'office, j'ai une tumeur bénigne au sein, une partie de moi voulait guérir pour m'occuper de lena et toma, l'autre tomber malade pour qu'on s'occupe de moi et rejoindre mon fils. Je suis divisée et je voudrais pouvoir communiquer avec d'autres mamans ayant perdu leur bébé, leur rêve sans pouvoir repenser au moindre souvenir et savoir si elles sont si mal aussi ou comment elles peuvent vivre avec... Merci quoique soit la suite de ce message, je me sens libre et non jugée des mots que j'ai écrit...Merci
Notre petite ange est partie sans même avoir eu le temps de lui dire je t'aime. Petite Jeanne, Petite Jeannette, tu as pris bien trop vite la poudre d'escampette pour aller danser avec les étoiles, nous laissant des larmes aux yeux comme des voiles. Petite Jeanne, Petite Jeannette, tu as quitté notre vie sans même avoir poussé un cri. Dans le ciel tout noir étoilé une nouvelle petite lumière a scintillé en ce 9 février. Ta Maman qui t'aime.
Carnaval 2013, carnaval 2011... deux ans entre ces deux dates. Le temps s'est arrêté? ou tout simplement tout est si surréaliste ? carnaval 2011, 5 mois après mon terrible accident à vélo, 4mois Julien que tu avais entamé tes études à Leuven. J'étais si fière de toi, tu t'étais inscrit tout seul à l'université, tu avais trouvé un kot(que je n'avais toujours pas vu, à cause de mon invalidité), que tu avais peint, que tu avais amménagé, tu venais d'avoir d'excellents résultats en 1ère année de Bio-Medische Wetenschappen. Tu partais en février 2011 au ski à Tignes avec tes copains ... Ce soir, je suis dans les Vosges (bbsit d'un bbé) pour 4jours. Je n'en peux plus de chagrin !!! 4jours hors de chez "nous" où tu n'es plus depuis le 2/7/2011. C'est la première fois que je pars ainsi et suis confrontée "au bonheur" tout simple des couples avec enfants en vacances ... Ton papa (12-12-2008)et toi (2-7-2011)vous êtes mes "enciellés" qui me donnez jour après jour la force de continuer ma vie ici, sur "cette terre" ... Mais ce soir j'ai l'impression que vous ne veillez pas sur moi ... Aidez-moi !!!
Aujourd'hui cela fait juste 3 ans que mon fils Luca nous a quitté son manque est toujours aussi présent des fois j'aimerais que ce soit un mauvais rêve j'aimerais me réveiller et le voir auprès de moi pour le serrer dans mes bras!
Ada Barnaba
Le 1er octobre 2012, je postais un commentaire dans lequel j'écrivais que la dénomination même de l'association me heurtait et m'empêchait de franchir sa porte. Après une réflexion en plusieurs étapes, je me suis dit que de bloquer pour une question de sémantique risquait de me faire passer à côté d'une opportunité. J'ai donc franchi la porte de l'association. Certes, la première rencontre avec une de ses responsables a été douloureuse car tout est remonté à la surface. C'est comme si c'était d'arracher la croûte qui remet la plaie à vif! Mon épouse et moi avons passé une mauvaise nuit et le lendemain, la journée a été épouvantable. Mais, nous nous sommes dits : c'est une étape douloureuse, certes, mais une étape nécessaire. La deuxième rencontre (au siège de l'association à Wavre) a été moins douloureuse. Dès lors, nous avons décidé de participer à la journée du 2 février, soit 5 jours avant la date du 1er anniversaire du décès de notre fille. Je sais par expérience (je suis un alcoolique abstinent depuis plus de 16 ans) que les expériences des autres, les échanges des "trucs et astuces" pour adoucir la douleur, bref que jouer l'éponge - çàd. puiser chez l'autre ce dont nous avons besoin et laisser les autres prendre chez nous ce qui leur convient - est plus que nécessaire, il est salutaire. Comme quoi, la persévérance finit toujours par payer!
Fabienne, tu nous est partie le 13/1/2013. Je t'aime, nous t'aimons, tu nous manques, nous te demandons pardon de n'avoir rien compris.
La vie est fragile et ne tient qu'à un fil mais les épreuves sont là. IL faut y faire face et se relever petit à petit. Ce matin,en inhumant ma petite fille, j'ai compris que ce petit ange m'avait appris énormément de choses. Quoi qu'il se passe, peu importe l'âge de son enfant, nous n'avons rien fait pour qu'ils s'en aillent... Au contraire, nous avons tout fait pour les garder. Nous ne comprenons pas, nous ne vivons plus le temps d'un instant... Mais ils sont là haut, ils veillent sur nous et nous devons aller de l'avant. ILs nous ont donné de l'espoir, donner de l'amour et ont partagé avec nous des moments inoubliables. JAMAIS nous ne pourrons les oublier JAMAIS. ILs restent dans notre coeur. Et je suis certaine que ce qu'ils veulent par dessus tout c'est que nous avancions. Le coeur est rempli de chagrin, certes mais pour nos enfants, nous voulons le meilleur! Alors, où qu'ils soient, avançons! Battons-nous! Courage à toutes les mamans et à tous les papas.
élément déclencheur : déception amoureuse. Le suicide reste tabou la plupart du temps, mes amis, ma famille sont présents mais ne comprennnent pas ce que je ressens. Je n'arrive pas à accepter ce geste fatal. Mon fils unique. Pourquoi, comment, qu'ai je négliger pour ne pas voir ce mal être ? Je lui ai appris à faire face aux embûches de la vie, à se battre, et quoi ??
Merci à vous de m'aider à comprendre et à avancer malgré cela.
Bonjour, je viens d'apprendre, il y a une semaine le décès de ma petite fille. J'étais à 18 semaines de grossesse. Apparement, cela faisait déjà une semaine qu'elle était décédée. J'ai du accoucher ce lundi 10 décembre. Je n'arrête pas de penser à elle. J'ai l'impression que tout est injuste autour de moi. Un bébé qui pleure dans un magasin, voir une maman enceinte, tout me met en colère. J'ai peur d'affronter l'avenir. Je ne sais pas si je saurai le vivre sereinement. Si quelqu'un a eu ou vit la même souffrance, pouvez-vous m'aider? Merci.
Bonjour, cela fait cinq ans cette année en 2012 que j'ai perdu mes jumeaux de six ans dans ce terrible drame. Leur père les assassinés un matin du 04 juillet 2007 et tirant sur moi en premier arrachant mon bras droit, j'ai sauté par la fenêtre de ma chambre alors que mon fils Krysten dormait à mes cotés en pensant que leur père en avait après moi étant donné que l'on s'est disputé la veille, qu'il ne ferai pas de mal aux enfants puisque qu'il les aimait plus que tout. A aucun moment j'ai pensé que cela pouvait m'arriver, à aucun moment j'ai pensé qu'il pouvait faire du mal aux enfants. En sautant par la fenêtre, il a tiré une deuxième dans ma cuisse et j'ai roulé jusqu’à la route pour cacher ma tête derrière une grosse pierre dans l'idée qu'il va essayer de me tirer dessus une troisième fois. A ce moment là j'ai levé ma tête pour le chercher et j'ai vu l'atrocité de ma vie ...je l'ai vu pointer son fusils sur Krysten et a tiré ....le monde a basculer autour de moi en un instant....je me suis levée avec les moyens de survis qu'il me resté et j'ai sauté sur une jambe jusque chez la voisine et à ce moment là j'ai entendu un autre coup de feu et je savais qu'il a tiré sur Ruben l'autre jumeau qui dormait dans la chambre à sa sœur qui est parti tôt ce matin là pour effectué son stage scolaire....Ensuite il s'est tiré une balle dans la tête...lorsque les gendarmes sont intervenus ils les ont trouvé gisant au salon les deux petits à ses coté et lui au milieu. Depuis c'est la descente aux enfers... une semaine de coma....l’enterrement de mes enfants....et les calmants + le suivi médicale... Pendant ma période d'hospitalisation, j'ai eu le soutient de mes collègues de travail qui tout les jours me rendait visite... je leur dois une fière chandelle ainsi que ma Direction pour la mise en place d'un planning par service et tout les jours ils me visitaient à l’hôpital... mes amis( es)m'ont beaucoup soutenu aussi ainsi que ma famille...Mais je citerai certaines qui m'ont surtout touchées ce sont des femmes, des inconnues qui déposaient des lettres d'encouragements, d'autres avec un objet, des fleurs ou un peu d'argent....et dans tous ces courriers elles soulignaient le PARDON. Or à ce moment là c'était chose impossible pour moi le pardon ...PARDONNER quelqu'un qui a enlevé la vie de mes petits bouts non! impossible !!! Quelques mois après, dans ma grande douleur, j'ai encore relu ces lettres ....Elle disaient que plus tard pour me sentir bien il fallait pardonner, comme Dieu nous a pardonné en donnant son fils en sacrifice pour nous les pêcheurs....J'ai suivi des séances de sophrologie qu'il m'ont bien aidé d'une part à me faire une barrière virtuelle autour de moi et ....ce fameux pardon !!....Il m'a fallu des beaucoup d'efforts pour y arriver....et c'est par le biais de la prière et aussi le fait de me dire que mes petits n'auraient pas aimer me voir dans cette état...qu'il fallait que je soit la maman heureuse qu'ils ont eu..car c'est cette image là qu'ils connaissent.... Et donc le jour de levée de deuil, une année après, j'ai accepté que leur famille c'est à dire celui de leur père, rentre chez moi ...avec le geste de pardon (des présents) et de remettre auprès de mes frère, mes autres enfants, mes neveux et moi même. C'est a ce moment que là que je me suis dit mes bb sont avec moi ...C'était un crime passionnel ....il nous voulait pour lui seul, que nous partons avec lui dans son délire ...C'était un homme détruit par l’alcool et nous vivions séparés depuis que les jumeaux n'avait que quatre mois et a mon avis c'est aussi le fait de savoir que je m'en sorte sans son aide qu'il a poussé a ce geste de désespoir ..Mais chaque jour que Dieu fait mes enfants me manquent toujours et depuis qu'il n'y sont plus chaque dimanche je leur apporte des fleurs ou j'allume de l’encens sur leur deux petits tombes... je n'oublie pas leurs jours d’anniversaire ainsi que le jour de leur assassinat....je vie sans vivre ...Cette année ils allaient avoir 11 ans ...
Je pleure mon enfant qui est mort...
Mais en même temps, j'entends sa voix qui me dit avec une légère impatience :
"Maman, ne te tracasse pas pour moi,
Maman, n'en reste pas là.
Oui, mon départ t'a fait très mal !
Oui, tu as toujours mal !
Mais tu sais maintenant que c'était un envol, non un naufrage.
Oui, je sais ! Cela est inguérissable...
Mais que cela ne t'empêche pas de penser aux autres et aussi à toi.
Continue à cueillir, maman, tous les bonheurs de la vie. Même les plus petits, même s'ils ont un arrière goût de cendre parfois.
Fais-toi plaisir, chante, écoute de la musique, crée quelque chose avec tes mains, crée quelque chose avec ton coeur, avec ta tête !
Sans cesser de pleurer peut-être, mais crée !
Je te veux vivante, Maman ! Que mon départ devienne pour toi source de vie !
Je t'en prie, ne t'abandonne pas !
Continue, va !
Tu le sais, je suis avec toi tous les jours.
Je te veux vivante, Maman ! "
( Extrait du N° 116 du "Pierres Vivantes" )
Ces paroles de la chanson de Francis Cabrel, je les dédie à mon fils Luca décédé d'une méningococcémie (dérivé de la méningite) le 5 février 2010.
"Le ciel prétend qu'il te connaît
Il est si beau c'est sûrement vrai
Lui qui ne s'approche jamais
Je l'ai vu pris dans tes filets
On s'envolera du même quai
Les yeux dans les mêmes reflets
Pour cette vie et celle d'après
Tu seras mon unique projet
Je m'en irai poser tes portraits
À tous les plafonds de tous les palais
Sur tous les murs que je trouverai
Et juste en dessous, j'écrirai
Que seule la lumière pourrait...
Et mes doigts pris sur tes poignets
Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai"
Notre fille est partie à 21 ans suite à un cancer fulgurant. Je ne parviens pas à franchir la porte de votre association car son nom me heurte. Je ne suis pas un parent désenfanté, je suis un papa orphelin. Pour moi, le qualificatif "désenfanté" sous-entend que je n'ai plus d'enfant et ce n'est pas vrai. Ma fille est et restera ma fille, simplement elle n'est plus à nos côtés. Mais ma perception sémantique ne remet nullement en cause votre association. Simplement que sa dénomition est pour moi un obstacle. Bien à vous cordialement. Daniel
Ce sont des amis qui m'ont parle de votre association. Je n'ai pas encore eu le courage de pousser votre porte ni la possibilité étant coincée suite a une opération d'une hernie discale mais le fait de pouvoir lire tous ces témoignages m'aident.... Je ne suis pas seule à souffrir au plus profond de mon être.
Ce dimanche 1 avril 2012 alors que je m’apprêtais pour commencer les chemins de Saint Jacques mon gsm a retenti au fond de ma poche J'ai reconnu la voix du directeur de l’école...et j'ai compris Il m'a dit il est arrivé un malheur J'ai d'abord pensé qu'il était arrive un grave accident à tous les élèves en voyage de retho au Vietnam mais non c’était juste Elise J'ai hurlé elle est morte..... Elle avait 17 ans était partie en pleine forme et là elle est morte en 30 secondes. Elle s'est levée de son lit et est tombée morte.....
La veille elle m'avait appelée pour me dire tout va bien j'ai déjà trouve des cadeaux pour mes petites soeurs Je lui ai dit profite bien je t'embrasse....
Il a fallu que je prévienne son papa qui lui a du prévenir son frère et ses sœurs,son petit copain,la famille ,mon compagnon (son prof depuis 3 ans), ses amies tout ça en remontant de France. Ma soeur et moi sommes rentres comme des zombies le gsm ne cessant de sonner avec des pleurs des cris a l'autre bout....
Il a fallu attendre une semaine avant son retour nous avons refuse l'autopsie sinon il fallait attendre encore 3 semaines.....Elle est revenue dans un cercueil rouge et des vietnamiens anonymes avaient déposés une offrande dans son cercueil..
Nous avons pu te revoir une dernière fois si belle avec tes longs cheveux bruns ......
Nous avons fait revenir le cercueil a la maison. Nous avons pu être la près de toi.
Je voulais une belle cérémonie... mon ex ne voulait rien j'ai du insister On ne pouvait pas l'enterrer en cachette.....
La cérémonie a dure plus de 2h30, plus de 700 personnes dans l’église : ses amies, les guides, ses copains de formation, sa famille , son amour.... et au même instant à l'autre bout de la terre les élèves encore au Vietnam et au Senegal se sont arrêtés dans une église.....Sa copine avait fait parvenir un texte racontant ses dernières heures.....
La cérémonie s'est terminée par un lâcher de ballons blancs.....
puis il y a encore eu la cerémonie d'adieu à l’école pour tous élèves de rethos revenus ..... je tenais bon j'ai lu des textes, chercher les chansons qu'elles aimaient, imprimer des photos pour accrocher au ballons....j'ai tenu puis me suis écroulée.....
Je suis encore restée 15 jours a la maison je suis retournée travailler sa photo m'attendait sur mon bureau...comme si elle me disait je t'attendais...
j'ai repris vaille que vaille avec une sciatique qui se faisait de plus en plus lourde....et puis sont arrives la fin de l'année avec les appels au secours de son amour, les examens des 3 autres, la remise des bulletins...... Elle aurait du aller au bal des rethos, elle aurait du réussir, s'inscrire à l'unif..... et là plus rien ....... que le vide,l'absence,
J'ai sombre, j'ai cassé, hurlé, frappé mes poings contre le mur, me suis repliée sur moi m^me refusant les mains tendues et finalement fait une tentative de suicide..... Je me sentais devenue un poids inutile, une outre remplie de chagrin qui n'apportait plus rien mes 3 enfants ayant réussi sans problème a l’école, son père qui n'en parle plus, les gens qui reprenaient le cours de leur vie ..... Me suis retrouvée aux urgences....puis en psychiatrie
depuis suis en congé maladie de plus on a du m’opérer d'une hernie discale....
Je recommence peu a peu a sortir à pouvoir bouger...... mais ce n'est pas facile quand vous êtes dans une fête un morceau de musique , une parole et hop la gorge se noue
et quand on me demande combien j'ai d'enfants que dois je répondre. Pour moi ca sera toujours 4 mais cela met mal à l'aise....
Je n'ai pas peur de le dire je suis sous antidepresseurs, je suis une thérapie.....mais je pleure quand même tous les jours..... on me dit tu verras avec le temps ta tristesse s'apaisera.... j'ai parfois du mal à y croire...... Il m'arrive encore de croire qu'elle va ouvrir la porte et rentrer me raconter sa journée.....
Par contre j'ai découvert autour de moi des gens sur qui je pouvaient compter des gens qui m'ont tendu la main m'ont soutenu sont venus à l’hôpital des gens auxquels ont ne pensent pas et d'autres par contre ont disparu ils ont peur je pense.....
La souffrance fait peur même mon copain ne savait plus comment réagir mais il est toujours là toujours présent il m'aide à ne plus garder en moi, a crier au secours, a dire je ne suis pas bien j'ai besoin de ton épaule......
Je suis en train de lire un livre sur le chagrin et sur le deuil et dedans on parle des anges. Je ne sens pas la présence de ma fille je ne sais pas où elle est mais une phrase m'a frappe "il arrive aussi que les anges s'incarnent dans une personne physique, un ami par exemple, qui aura éte "un ange" dans un moment de grande douleur... " et ça j'y crois depuis j'en ai croisé quelques uns et mon copain c'est par Elise que je l'ai rencontre quelque part elle m'a envoyé un "ange"
Alors moi je vous souhaite a tous et toutes de croiser des anges sur votre route....
je sais aussi que quelque part aux Vietnam elle a rendu des enfants heureux nous avions décidés pas de fleurs mais d'aider une association œuvrant au Vietnam..... pour y avoir été je suis sure que son sourire est la bas quelque part.....
les amis ou d'autres me disent que je suis courageuse mais non simplement j'essaie de survivre et surtout de continuer pour mes autres enfants pour lesquels je me suis rendue compte qu'ils avaient besoin de moi... Je dois me reconstruire aussi physiquement alors j'
avance au jour le jour un pas après l'autre essayer de retrouver ma joie de vivre......sentir sa main sur mon épaule quand elle me disait tu verras maman ça va aller.....Elise à jamais........On t'aime
Francoise
Nous avons lu votre commentaire sur le site de Parents Désenfantés.
Celui-ci nous a beaucoup interpellé . Le vécu de votre soeur lui est personnel;
chacun vit cette épreuve avec ses propres ressources et ses propres références.
Si vous pensez que la foi a aidé votre soeur, il nous semble important de laisser à chacun
la liberté de choisir son chemin.
Dans notre association nous pratiquons l'écoute sans jugement et sans donner ni solution,
ni conseils dans l'acceuil de tous là où ils en sont dans la solidarité face à la douleur et à la vie.
Martine et Catherine pour Parents Désenfantés asbl
Bonjour,
c'est avec intérêt que j'ai lu certaines de vos histoires. Il y'a une chose qui ne revient presque jamais: la religion. Ma soeur a perdu ses jumelles au bout de 6 mois de grossesse. Elle a extrêmement mal vécu cette tragédie...un peu comme vous tous. Tout cela s'est passé il y'a un an. Aujourd'hui, elle sourit, plaisante, rigole.
Comment fait elle?
Cette douloureuse épreuve a augmenté la foi de ma soeur. La foi en Dieu lui a permis de surmonter la perte de ses petites. Nous sommes musulmanes toutes les deux et en paix totale avec nous même.
Je vous invite à vous informer sur l'Islam qui est plus qu'une religion, il s'agit d'un mode de vie qui vous rendra heureux. Je vous le garantis par Dieu!
J'imagine que certains ont beaucoup de préjugés et ne liront surement pas mon message dans son intégralité mais après tout qu'est ce que vous allez perdre si vous vous renseignez?
Quoi qu'il en soit, j'implore Dieu pour qu'il vous aide à surmonter la mort de votre enfant, que Dieu atténue votre peine et vous rende le sourire. Amin.
N'hésitez pas à me contacter.
votre petit message m'a bouleversé, je me suis reconnue,il y a quelques années,vous pouvez voir notre histoire sur le site de notre fils: jerome.victime.free.fr.
je vous comprends, je partage votre peine, les gens nous comprennent pas,on se sent si seule,nos marissouffrent aussi,ls frères et soeurs aussi il manque un pilier.
Mais nous survivons, nous ne savons pas comment,le quotidien est très dure,mais ence qui me concerne, mon jéjé est toujours la, avec moi, partout ou je vais, je l'emmène, il ne quitte pas mes pensées. je parle de lui,ceux qui ne l'acceptent pas, je ne veux pas les voir. pour nous, il n'y a plus de fêtes, plus d'anniversaires, ses mots sont banis de notre vocabulaire. j'ais fais un petit jardin japonnais pour lui dans mon jardin, un site, j'ai besoin de faire quelque chose pour lui.
les gens qui nous comprennent sont ceux qui ont vécu un tel drame.
il n'y a pas de mots pour qualifier notre malheur, nous sommes des parents handicapées,écorchées vif, pour le reste de nos jours.
Parler de votre fils, il sera toujours avec vous
si vous avez besoin de parler n'hésitez pas.
de tout coeur avec vous.
pensées à nos fils
Je viens de perdre mon fils de 21 ans dans un accident. C'était mon dernier, nous avions une relation trés affectueuse et l'un sans l'autre, on se le disait toujours cela n'existerait pas........ et voilà, mon tendre enfant est parti, je n'ai pu l'embrasser ni même l'accompagner, je vis un quotidien épouvantable, je ne cesse de penser à l'accident que je n'ai pas vu, a ses souffrances, au fait qu'il a du avoir besoin de moi, qu'il était seul, et je ne pense qu'à une chose : c'est le rejoindre, j'avale des cachets pour tenir le coup, mes fils ne me supportent plus, ma fille est adorable avec moi et patiente, mais je n'ai plus envie de vivre, j'essaye pour les enfants et petits enfants, mais cela m'épuise, je ne sais jusqu'à quand je tiendrai, j'arrive pas........ et puis il y a celui qui l'a tué, qui n'a aucun remord et j'ai envie de le détruire aussi, de lui faire mal. Je suis une personne tolérante, sociable, mais je ne peux plus voir personne, je suis dans la mort et plus dans la vie, je crie son absence au fond de moi, j'attends parfois son retour, et je me dis que je deviens folle, que cela va être trop dur pour mes enfants de me supporter, alors je les laisse prendre de la distance pour qu'ils ne souffrent pas quand je m'en irai à mon tour, je suis une morte vivante, quel intérêt de rester ici....... je souffre trop.........
Ce 13 juin, notre petit ange nous a quitté. Nous avons pris la décision la plus difficile de notre vie... Nous t'aimons tant et nous refusions de te voir souffrir. Le chirurgien n'aurait pas pu te sauver. Ton petit coeur a cessé de battre dans un petit cocon douillet, le ventre de maman. Envole toi mon magnifique petit homme. Nous te promettons de garder la tête haute pour nos trois grands.
Ta maman pour toujours ...
On se retrouvera là-haut ...
Chaque jour qui passe nous rapproche de nos anges. Le temps passe mais, leur absence est insupportable.
Il faut continuer à parler de son ange, continuer à les faire vivre.
Ne plus parler d'eux, c'est pour moi, les tuer une deuxième fois.
De tout coeur avec tous les parents désenfantés.
Le site de jéjé: http://jerome.victime.free.fr/
Il n'y a pas de mots...
Juste une pensée pour tous les papas en ce jour de fête des pères .
J'ai perdu mon fils unique, Stéphane, le 17 avril 2007, il s'est suicidé en se jetant sous le métro à Paris. La mort de son enfant reste la souffrance la pire pour des parents, ma vie s'est arrêtée ce jour-là pour toujours. Je ne peux absolument pas faire le deuil de mon enfant. Du reste, le mot deuil ne veut rien dire pour un enfant, on fait le deuil d'un parent, mais pas de son enfant.
J'ai juste hâte de le rejoindre.
Bonjour à tous, je suis Séverine, j'ai 39 ans et je voulais ecrire quelque chose en mémoire a mon petit garçon né sans vie à 6 mois de grossesse. Depuis le 17 mars 2012, là où le verdict est tombé, où on m'a annoncé que mon bébé était décédé, la vie a basculé pour ma famille !! C'était à la base une grossesse surprise et pas prevue du tout, mais avec de la force, j'ai gardé ce bébé et on s'y est fait, tout le monde était content de cette arrivée et puis malgré ma force, il s'est éteint, je me culpabilise chaque jour comme je n'ai pas pu le sauver, je suis déchirée à l'intérieur, brisée.
Chaque jour passe et je fais bonne figure, je rigole mais personne ne peut comprendre ma peine, on me dit qu'avec le temps ça va passer et que la vie va reprendre son court. Comment pourrait-elle reprendre son court, car au fond de moi une partie de moi est partie avec Frédéric. Il me manque trop et je ne comprendrai jamais pourquoi mon bébé et cette epreuvre que je vis me detruit et j'espère pouvoir recommencer à vivre et oublier ma douleur. Je ne pourrai jamais oublier mon bébé qui etait magnifique, petit mais une beauté. Je n'aurai jamais la chance d'avoir un autre enfant car j'en ai déja 3 et mon ange etait un cadeau du ciel. Dans notre soufrance, mon mari ne pourra pas accepter une autre grossesse, déjà qu'il se culpabilise.
J'aimerais pourvoir avancer, mais ma peine est si forte que je n'ai envie de rien, on me dit de me trouver une activité, de me mettre à fond dedans, mais rien ne m'intérresse, je suis seule dans ma peine. Je sais que mon mari n'est pas très bien non plus, mais il s'occupe et il ne parle pas beaucoup. Ce n'est pas un grand parleur. Si des personnes veulent discuter, je serai là car je pense qu'on a besoin de s'entourer de gens qui on vecu la même chose.
Mon petit Fréderic est né le 20 mars 2012 à 20h10 et cette date est marquée dans mon corps, dans mon coeur en ta memoire. Mon petit bonhomme repose en paix. Ta maman qui t'aime de tout son coeur.
Le 12 janvier 2012, ça a fait 4 ans que mon fils est décédé. Avant je venais aux réunions car j'habitais à Liège. Puis quand j'ai déménagé sur Verviers, j'ai arrêté et je regrette car ça été encore plus dur que je ne l'imaginais. J'ai fait 5 tentatives de suicide et après la dernière, j'ai fait 5 jours de coma, puis 5 jours aux soins intensifs puis hospitalisée 4 mois. Je regrette d'avoir arrêté de me présenter à vos réunions :'( car là je suis complètement seule et je n'y arrive plus du tout :'(
Il y a 5 semaines aujourd'hui que mon petit Loïc est né sans vie. J'ai subi une IMG le lundi 20 février 2012, et il y a 4 semaines aujourd'hui qu'il a été incinéré. Que c'est dur sans lui, nous ne devrions jamais connaitre la mort de nos enfants, la pire épreuve dans la vie d'un parent! Je t'aime mon tout petit bébé.
Bonjour,
Je suis la grand-mère d'un petit Enzo décédé à l'âge de 9 mois le 23 février 2012.
Il me manque terriblement, il a beaucoup souffert, hospitalisé pendant 8 mois, il s'est battu contre sa maladie, j'aimerais savoir comment faire pour avancer, je pleure sans arrêt et je ne suis que la grand-mère.
Merci.
Après un long, dur, éprouvant parcours de vie, tant de fragilité et malgré tant d'efforts de sa part et notre aide, il s'est pendu .
Nous sommes si tristes .
Il y a deux ans le seigneur décidait de te rappeler à lui. Une chose est sûre, c'est que là au fond de mon coeur, tu y resteras pour toujours. Même quand la blessure guérit la cicatrice demeure! Tu nous manques tant, Luca!!!
Tu sais que j'ai du mal,
Encore à parler de toi,
Il parait que c'est normal,
Il n'y a pas de règles dans ces jeux là.
Tu sais j'ai la voix qui se serre,
Quand je te croise dans les photos,
Tu sais j'ai le coeur qui se perd,
Je crois qu'il te pense un peu trop.
C'est comme ça,
C'est comme ça.
J'aurais aimé tenir ta main,
Un peu plus longtemps...
J'aurais aimé tenir ta main,
Un peu plus longtemps...
J'aurais aimé que mon chagrin,
Ne dure qu'un instant.
Et tu sais j'espère au moins,
Que tu m'entends.
C'est dur de briser le silence,
Même dans les cris, même dans la fête,
C'est dur de combattre l'absence,
Car cette conne n'en fait qu'à sa tête.
Et personne ne peut comprendre,
On a chacun sa propre histoire.
On m'a dit qu'il fallait attendre,
Que la peine devienne dérisoire.
C'est comme ça,
C'est comme ça.
J'aurais aimé tenir ta main,
Un peu plus longtemps...
J'aurais aimé tenir ta main,
Un peu plus longtemps...
J'aurais aimé que mon chagrin,
Ne dure qu'un instant.
Et tu sais j'espère au moins,
Que tu m'entends.
Je voulais te dire que j'étais fier,
D'avoir été au moins un jour,
Un peu ton ami et ton frère,
Même si la vie a ses détours.
C'est comme ça,
C'est comme ça.
J'aurais aimé tenir ta main,
Un peu plus longtemps...
J'aurais aimé tenir ta main,
Un peu plus longtemps...
J'aurais aimé que mon chagrin,
Ne dure qu'un instant.
Et tu sais j'espère au moins,
Que tu m'attends...
Grégoire
Avec le s
Pour mon fils Luca décédé le 5 février 2010 d'une méningococcémie après 2 ans il me manque toujours autant c'est pourquoi je voulais lui dédier cette chanson!<3<3<3
http://youtu.be/536JAfJHnhw
Bonjour,
le 27 decembre dernier, j'ai perdu mon petit Maxime âgé de 2 ans. Il est parti le jour de l'anniversaire de sa grande soeur. Pas évident cette date et depuis je pleure, je pleure. Comment pouvoir me dire que je ne pourrai plus le serrer dans mes bras, lui dire des mots doux, le regarder dormir?
Ce petit bonhomme, tellement gentil et plein de joie de vivre. Rien ne présageait ta mort, tu étais en parfaite santé et sur une demi heure de temps, la vie t'a enlevée à moi. Quel douleur quand j'ai du dire à ta soeur: "joyeux anniversaire, ma belle, mais ton petit frère est parti au ciel".
J'ai l'impression que mon coeur a perdu une partie de lui, mon ange tu es tellement partout dans ma tête. Pourtant j'ai l'impression que l'écart se creuse, l'écart physique, car mentalement tu resteras toujours près de moi, mais à la maison je ne peux plus te toucher, ton odeur n'est plus là, mon ange. Tu me manques tant. Pourquoi ton petit coeur nous a laissé, car ton grand frere m'a dit: "tu sais maman, ce n'est pas Maxime qui s'est arrêté, c'est son coeur". C'est vrai mon amour, tu continues à vivre en moi et en nous.
Je ne peux expliquer pourquoi, mais j'ai le besoin, bonhomme, de te donner une petite soeur ou un petit frere, mon petit Maxime. Mais sache que jamais personne ne prendra ta place, par contre toi, tu prendras une place dans le coeur de bébé à venir. Il apprendra à te connaître sans te connaître. Julien et Oceanne seront là eux aussi pour te raconter.
Je t'aime, mon ange et maman ne cessera jamais de t'aimer et j'ai dur de continuer sans toi, mais je continue car je sais que je te le dois et que je le dois à ta soeur et à ton frère. Mais je sais également que je continue pour mieux pouvoir te rejoindre un jour qand Julien et Oceannne seront eux aussi assez grands pour nous laisser partir. Peut-être y aura t'il encore 30 ans, peut-être y aura t'il encore 60 ans avant que toi et moi on se retrouve. Mais sois-en sûr, ce jour viendra et ce jour-là, je te raconterai ces années sans toi.
Je t'aime et je t'aimerai toute ma vie.
A mon bébé, Aymon....
Mon coeur, tu me manques tellement, tu es né à 6 mois au lieu de 9, et si j'avais eu une gynécologue qui avait repéré mes symptômes de pré-éclampsie, tu serais sûrement encore là...
Mon bébé, tu étais tellement beau, aucun enfant ne pourra te remplacer, j'aurais tant aimé te serrer dans mes bras, mais au lieu de ça, c'est mon coeur qui est serré.
Ta maman qui t'aimera toujours.
Gaëlle
La Bouille un soir d’été 2010: Je me retrouve près de toi ma puce. Il fait tellement bon ce soir. Tu te souviens l’année dernière, quand nous étions toi et moi dans le hamac, à attendre la sortie des chauves-souris. Nous guettions leur venue dans le jardin au moment de la journée où se mélange autant de jour que de nuit. On appelle ça entre chien et loup. Et dans ce nid improvisé de Marsupilami, on se racontait des histoires absurdes. Des inventions de notre imagination, des choses qui ne voulaient rien dire du tout, mais qui prenaient un sens pour toi et moi. La voiture qui tombe dans la poubelle, ou, le chien qui veut attraper des escargots en sautant dans la Seine... Entre chien et loup ça ne veut pas en dire plus, tu sais ma chérie. ça n’a pas plus de sens que nos inepties. C’est comme les chauves-souris qui ne sont rien d’autres que des souris-oiseaux. C’est bizarre ça, des souris volantes nocturnes qui virevoltent au-dessus de nos têtes, comme si elles ne savaient pas où aller. Nous faisions la paire toi et moi dans ce surenchérissement de sottises. Et puis, ça a du bon de se laisser aller, selon notre fantaisie. Mine de rien, ça structure l’esprit, ça apprend aussi à se construire. L’ordre est le plaisir de la raison; le désordre est le délice de l’imagination. Je ne sais plus de qui est ce proverbe, mais il est gravé en lettres d’or en haut du palais du Trocadéro. Tu sais c’est à Paris. On y est allé à la fin de l’hiver, quand on a fait du bateau près de la Tour Eiffel et qu’on s’est promené devant sur une grande esplanade avec des jets d’eau. Tu as vu comme le ciel est étoilé ce soir. Tu le vois bien aussi, vu d’ici. Quand l’heure des chauves-souris était passé nous contemplions le ciel avec toutes ces étoiles qui brillaient. Tu te demandais bien qui pouvait nous offrir un tel spectacle. Des petits points scintillants dans un immense plafond infini qu’on appelle la voûte céleste. Tu sais que tu aurais pu t’appeler Céleste. C’est d’ailleurs ton quatrième prénom. Moi je l’aimais bien. Mais ta maman ne voulait pas parce qu’elle avait peur qu’on se moque de toi, à cause que c’est comme ça que se prénomme la femme de Babar. Je sais que de toutes façons, tu préfères Rose. Et je suis d’accord, ce prénom te va à ravir. On ne change rien. Tu as d’abord été ce petit bouton de rose auquel j’ai pris tant de soins pour l’amener vers cette belle éclosion. Dans notre couchette suspendue, on s’éternisait comme ça blottis l’un et l’autre. Tu t’en souviens ? On aurait bien dormi ainsi et être restés jusqu’au matin, tant nous étions bien toi et moi. Et puis parfois, la lune apparaissait entre la maison et le grand arbre de chez le voisin. La lune que tu m’as un jour demandé de te décrocher. Tu étais toute petite et tu la voyais pour la première fois, du moins tu prenais conscience de son existence. Tu m’avais dis en la saisissant dans l’espace : Je la veux. J’ai fais tout ma puce pendant ces cinq années pour te décrocher la lune. Tout ce qu’un papa aurait pu faire pour son enfant. Finalement si tu te rappelles, ce sont les vers luisants qui poussait notre curiosité à descendre de notre perchoir. On aurait cru cette fois qu’il y avait des étoiles dans la pelouse. Tu te demandais bien comment des petites bêtes comme celles-là pouvaient produire de la lumière. Je me le demande encore aujourd’hui. Même si je suis grand, si je suis un adulte, il y a beaucoup de choses que je ne sais pas encore. Et beaucoup que je ne saurais jamais. Jamais quoique... je pense que le jour où j’irais rejoindre Dieu, j’aurais toute cette connaissance universelle. Je pourrais m’investir complètement dans un brin d’herbe ou embraser tout le cosmos d’un seul tenant. Pour le moment, c’est toi ma chérie qui peut faire tout ça pour ton papa. Maintenant que de Céleste tu as rejoins les cieux, que tu peux décrocher la lune toute seule comme une grande, que tu as la liberté de jouer avec les étoiles et tu es devenue toi-même lumière, je me sens bien impuissant devant de telles divinités, et dans la réalité d’être devant ta tombe à plus de onze heures du soir. Qu’est-ce que j’ai de mieux à foutre que d’être là comme un con, en pleine nuit dans un cimetière ! Désolé, pardonne moi j’ai dis des gros mots. Et tu sais que c’est pas bien. Mais franchement qu’est-ce qu’on fait toi et moi, en ce moment ci, alors qu’on devrait être dans le parc de jeux en plein après-midi... Maman a fait la plus grosse bêtise au monde, tu le sais. Et tu lui as déjà pardonné, car tu l’aimes ta maman. Mais ce qu’elle a fait sur toi est abominable et ne peut être pardonné chez les vivants.Tu sais moi aussi je l’ai beaucoup aimé ta maman. Je sais qu’à la fin ce n’était plus vraiment ça, à cause de son désespoir et de sa peur de mourir. Je souffrais ma puce de la voir comme ça. Et pourtant quelques heures seulement avant qu’elle ait décidé de t’envoyer vers Dieu, j’ai sincèrement pensé que j’avais bien fait d’être patient car je voyais sur elle les signes d’une renaissance. Elle portait sur son visage l’instant des premiers jours, le même que quand je l’ai connu. Je n’ai même pas eu le temps, ma chérie, de te relater de ton vivant, l’histoire de ton papa et de ta maman. Comment ils se sont rencontrés, comment ils se sont aimés, comment tu es arrivée entre eux deux et comment tout cela s’est terminé...
Le 12 mai 2010, au soir, je travaillais au montage d'un film de court-métrage sur mon ordinateur dans mon bureau au rez de chaussée de notre maison familiale. Claire ma compagne depuis 15 ans vient m'apporter un thé. Je sens qu'elle est un peu "ailleurs" car elle ne comprend pas le sens de l'histoire sur laquelle je travaillais, mais sans m'interpeler plus que cela. Puis elle s'en retourne à ses occupations. Cinq minutes après, alors je trempais mes lèvres dans la tasse, j'entendis un râle... celui de Rose notre fille de 5 ans. Aussitôt j'ai accouru dans sa chambre au premier étage car elle dormait depuis une heure déjà... Et là j'ai découverts l'horreur... Sa mère était en train de lui administrer des coups de couteau... le plus long couteau du tiroir de la cuisine. J'ai cru halluciner ... pensais qu'elle faisait semblant... Non, j'avais là un théâtre de tragédie sanglante d'une mère qui tue calmement son enfant. Se sentant fautive à mon arrivée, elle lui dit : "je fais ça parce que je t'aime". J'ai désarmé la mère. Rose m'a regardé... à fermé les yeux, a perdu toutes les couleurs de son doux visage. Elle était ma fille unique, je l'ai eu tardivement à 41 ans. Consciente de l'horreur, la mère a voulu que je la tue après... Les pompiers, la police sont arrivés. Ils n'ont rien pu pour Rose et la mère est devenue incohérente dans ses propos. Elle a été transportée à l'hôpital psychiatrique. Aujourd'hui en janvier 2012, elle y est encore mais sans aucune poursuite judiciaire depuis l'été dernier car elle va être considérée "irresponsable" de son acte horrible. Le soir du drame j'ai été aussi transporté à l'hôpital. Et puis le lendemain matin on m'a mis dehors, sans même un ticket de bus... Ma maison, mon travail, toutes mes affaires ont été placées sous saisie judiciaire. Je me serais retrouvé à la rue si je n'avais pas eu mes parents. Eux aussi on une vie anéantie. Ma mère a perdu la sienne quand elle avait 5 ans... Et là au soir de sa vie elle a perdu son rayon de soleil unique. Mon père est devenu dépressif et pleure à longueur de journée. Et moi je survis... Je suis le papa le plus malheureux du monde avec des hauts et des bas... Comment je survis, je ne sais pas... je pense que c’est Rose qui m’aide. Ce matin 17 janvier 2012, j'ai reçu un courrier du parquet comme quoi la mère n'allait pas être jugé et par conséquent les scellées de la maison levées. Je vais devoir poursuivre mon deuil en rangeant toute les affaires de Rose et nettoyer le sang car tout est resté dans l'état, comme un arrêt sur image au 12 mai 2010. J'ai appris aussi le nombre de coups de couteau que la mère a administré à sa fille: 8 dans le bas de la gorge et 19 de la pointe du couteau sur tout le corps. Je me demande qui on protège dans cette société. Les fous ou les victimes de ces fous ? La mort de Rose est bafouée car elle n'aura pas justice. Sa mère est libre est sous médicaments. Moi j'ai toutes mes facultés et une douleur intolérable. Rose était tout pour moi et j'étais tout pour elle. Un papa poule comme on dit. Un état fusionnel entre un père et sa fille. La nuit quand elle faisait un cauchemar elle n'appelait jamais Maman, mais toujours Papa. Repose en paix ma chérie, papa ira au bout de l'impossible pour te défendre.
A tous et à toutes, je voudrais vous souhaiter beaucoup de courage, car il n'y a pas de mots pour désigner notre douleur.(Comme le dit la chanson) que j'ai mise sur le site de mon jéjé(jerome.victime.free.fr). Vous pourrez y voir notre histoire.
Cette période est encore plus dure que les autres à traverser.
Notre enfant n'est plus la, physiquement, mais il est la, près de nous et nous devons nous racrroché à ça. Il faut parler d'eux, encore et encore.
Pour nous, ce ne sera pas des guirlandes à Noel, mais des bougies allumées, en espérant que nos anges les voient.
Un gros bouquet de pensées à tous ses anges partis trop tot et qui nous manquent tant.
jcam
Ceux qui sont morts ne le sont pas Ils vivent seulement dans ma tête Et depuis que je suis tombé, à cause de ce sort Je vis dedans aussi Oh...
Le temps est si court et je suis sûr Qu'il y a une faut
Ceux qui sont morts ne le sont pas Ils vivent seulement dans, à cause de ce sort Je vis dedans aussi Oh...
Le temps est si court et je suis sûr Qu'il doit y avoir autre chose...
Tu pensais que tu pourrais être un fantôme Tu pensais que tu pourrais être un fantôme Tu n'es pas arrivé au paradis mais tu en étais proche. Tu n'es pas arrivé au paradis mais tu en étais proche.
Tu pensais que tu pourrais être un fantôme Tu pensais que tu pourrais être un fantôme Tu n'es pas arrivé au paradis mais tu en étais proche. Tu n'es pas arrivé au paradis mais tu Oh...
Ceux qui sont morts ne le sont pas Ils vivent seulement dans ma tête Oh...
Lire la suite: http://www.greatsong.net/TRADUCTION-COLDPLAY,42,103900947.html#ixzz1g3F009DA je dédie cette chanson à Luca mon fils décédé le 5 février 2010 sa maman Ada.
01 Novembre 2007, il s'envole, il avait 25 ans. Il a fait sa première entrée aux urgences le 30/08/2007, avec des problemes cardiaques, il est resté aux soins intensifs durant un mois. Pendant ces deux mois, tant des choses ce sont passées, les medecins me donnaient toujours de l'espoir. Quelques jours avant la fin du mois d'Octobre, j'ai vu son cardiologue qui m'a assuré que tout allait bien, que dans un mois il allait lui mettre un pacemaker... Et tout un coup, il rentre à l'hôpital et il n'est resté que trois jours. Le jour même où il a eu un arrêt cardiaque, ils ne m'ont même pas appellé pour nous pervenir de son état. Quand j'ai téléphoné a 6 heures du matin, il allait déjà si mal que quand je suis arrivée à l'hôpital, il était déjà dans le coma... Je l'ai vu quelques minutes, après c'est tout le processus pour le tenir branché, jusqu'à nous demander d'arrêter les machines. Nous avons demandé 24 heures pour nous preparer, et il est parti le 1er Novembre... Jusqu'à aujourd'hui, je me bats pour me sortir de ce chagrin, de ne pas pouvoir comprendre ce qui s'est passé, je me bats pour pouvoir avoir accès a son dossier medical, pour trouver des reponses, que personne ne veux me donner... Il y a quelque semaines, j'ai encore contacté la direction de l'hôpital pour redemander à nouveaux l'accès à son dossier, j'ai recu des reponses, des appels, des promesses, mais toujours pas le droit d'aller voir son dossier medical... J'attends, j'attends avec désespoir, j'ai besoin de savoir comment tout cela s'est passé, pourquoi, car il y a pas mal des choses qui méritent des explications. Je ne peux pas faire mon deuil, je ne dors même pas, depuis quatre ans, que je me bats pour me tenir en vie, pour découvrir la verité, je dois ça à mon fils, à moi. Je ne comprends pas pourquoi il est si difficile d'avoir des explications, pourquoi tant de problèmes pour me donner ces informations que je demande?!!! Où je dois m'adresser, à qui et où je peux demander de l'aide pour obtenir un soutien afin que cette verité qui m'empêche de vivre?!!! Quelqu'un pourra m'aider?
Un miroir ne reflètera jamais qu'un sourire, mais moi je n'oublierai jamais ni ta voix ni ta façon d'être ni encore même ton sourire ou ton regard ?
Ta maman, Ada.
Notre fils adoré Christopher s'est donne la mort et on ne comprenait pas comment ça pouvait lui arrivé, nous arrivé .... oui bien sur on savait qu'il était excessif, qu'il avait du mal à "grandir" car on avait l'impression qu'il voulait rester dans la vie d'étudiant et avait des difficultés à s'intégrer pleinement dans la vie de tous les jours, banal comme il disait parfois mais on espérait et on était sincèrement convaincu qu'il allait "murir" mais non, il s'enfonçait peu à peu dans les habitudes qui ne pouvaient que lui nuire à la fin mais on ne voyait pas ça à l'époque car on a toujours pensé lui avoir prévenu et de ce fait mis à l'écart et à l'abri des problèmes de drogue car notre fils (on le sait maintenant) se droguait depuis deux ans mais il était tellement "normal" avec nous, ses soeurs, ses amis proches, sa famille qu'on n'aurait jamais pu dire qu'il se détruisait.
Pour nous, on ne pourra jamais comprendre pourquoi un garçon si beau, charmant, plein de promesses d'un avenir bien pourrait arriver à ce terrible geste mais on ne connait jamais les vrais sentiments d'une personne même quelqu'un si proche car il avait certainement des angoisses qu'il ne partageait pas avec ceux qui aurait pu l'aider (nous, sa famille).
Des mauvaises rencontres, des "amis" pas vraiment des amis, une fille néfaste, une certaine déception de lui même et surtout pas de chance de parler avec les personnes aimant au moment même justement où il doutait de lui et de son avenir et voilà, arrive l'irréparable.
J'ai connu l'association parents désenfantés par le biais du centre de prévention de suicide où je me suis rendue complètement anéantie après son décès avec mon mari et nos deux filles mais nous étions tous trop mal, trop dans la douleur et c'est quelques mois après que, un après midi de détresse extrême, j'ai appelé et eu Martine au téléphone. Elle m'a aidé par l'extrême gentillesse de son écoute et bien sur par l'expérience de son parcours, qui rappelle tant le mien.
Martine m'a dit une phrase qui m'a marqué et qui est si vrai: l'amour qu'on a pour nos enfants ne meure pas avec eux, on continue à les aimer mais différemment.
Pour le moment en tout cas je pense souvent à ce gâchis, à tout ce qu'on ne vivra plus avec lui mais nous avons déjà tellement de chance d'avoir deux filles magnifiques, une famille qui nous aime et nous aident énormément, des amis vrais qui font leur possible pour nous venir en aide alors il faut se forcer à voir que la vie peut encore être vivable, même pourquoi pas un jour belle?? J'aimais mon fils tellement fort; je n'ai pas pu l'aider, je n'ai rien vu venir, il ne montrait pas son mal être et nous cachait des choses et parfois on se dit que sa mort était un "accident" car comme disent mes frères souvent, Christopher n'avait que des choix dans la vie: il avait pleins de choix et il a fait le mauvais ... on l'aimera toujours et il nous manquera à jamais mais pour nos filles et pour ceux qui nous aime on doit aller de l'avant et pas baisser les bras même si c'est si difficile parfois. Une petite pensée pour tous ces pauvre parents qui souffrent, je vous embrasse très très fort, bisous à toi Martine.
Anne, la maman de Christopher
Tanguy
Maman
Je souffre... Je souffre depuis bientôt 5 ans.
Dans ta chambre et au salon, j'allume de l'encens.
Une bougie brûle près de tes photos au salon.
3 bougies brûlent dans ta chambre comme une seule flamme, une chaleur unie.
Sont toujours présentes des fleurs vers tes photos.
J'ai mis du chèvrefeuille pour toi, comme dans un sous bois.
Du seringat embaume au salon comme porteur de ton innocence.
Tu auras 35 ans notre fils cette année dans nos coeurs.
Tu vis en mon coeur, je te sens près de moi.
Parfois je t'entends respirer, parler.
Parfois c'est du bruit dans ta chambre.
Parfois c'est trop de silence.
Tu vis pour ton père, tu vis en moi.
Tu es notre sang, notre amour pour toujours.
J'ai envie de crier, de hurler,
Mais jamais assez fort, tu le sais.
Aux antipodes, qui m'entendra, ma voix ne porte pas.
Et pourtant notre amour est toujours là.
C'est sensé être ma fête, t'es pas là.
Pour te revoir, un jour c'est moi qui te retrouverai.
Jamais assez de larmes pour toi.
Je t'aime mon fils, ce texte est pour toi.
Il est pour tous les parents désenfantés.
Même si ce mot n'existe pas, académie réveille toi!
Nous existons, nous sommes là, ne voyez-vous pas...
Mon fils Serge est mort dans des conditions tragiques il y a 8 ans. Il allait avoir 33 ans. Depuis j'ai beaucoup rêvé à lui. J'ai compris que s'il est invisible, il n'est pas absent, combien de fois dans ma vie éveillée, j'ai ressenti sa présence. Ces rêves m'ont beaucoup aidée, j'ai compris que la mort n'était pas le dernier mot, le néant, que ceux que nous avons aimés sont toujours vivants, qu'ils nous protègent, qu'ils ne sont plus malades, qu'ils évoluent là où ils sont, de l'autre côté...Ces contacts avec mon fils, m'ont permis de ne pas perdre pied dans les sables mouvants de la vie quotidienne, de ne pas mourir avec lui surtout.
Grâce à ces rêves et à l'expérience dramatique de mon vécu, j'essaie d'offrir ma compassion et mon écoute en toute union de coeur et d'esprit, j'essaye d'accompagner, de soutenir, ceux/celles qui sont en train de flancher, j'essaye de leur montrer que malgré tout je suis encore debout et que mes blessures, même si elle ne se refermeront jamais se cicatrisent petit à petit, j'essaie de leur dire que la Vie est plus forte que la Mort. Qu'avec la mort, d'autres liens encore plus forts peuvent se créer avec notre proche, cela je l'ai vécu, je le vis, je vous le certifie.
Bien à vous.
Apparemment cela n'est pas possible.
En fait j'ai perdu ma cadette Marthe-Elise d'une tumeur au cerveau également.
Je voulais lui dire toute ma douleur et à quel point je comprends la sienne.
Bien amicalement.
Si je suis vivant, c'est grâce a l'associasion.
Mon fils PIERRE m'a quitté suite à un cancer cérébral à 13 ans.
J'ai cru que je m'en sortirais, que néni!
En fait ça va, mais...
Je suis très fort mais si quelqu'un me parle, cela me ferait beaucoup de bien, je vous souhaite beaucoup de force. Si besoin, en est je suis a votre disposition.
192 jours de gestation... Jusque 190 jours, on aurait parlé de fausse couche! Tu vivais en moi, le plus grand bonheur de ma vie. Et en un peu plus de 24 heures, le plus grand malheur de la vie d'un être humain.
Le 20 octobre 1999, ton papa et moi, nous avons décidé de te laisser partir. S'acharner aurait été égoïste et inhumain.
Pas une minute ne passe sans que je ne pense à toi. Cette culpabilité de ne pas t'avoir gardé en moi plus longtemps.
Bastien, tu prends toute la place dans mon esprit et dans mon coeur. Tu me manques tant. "Tu ne m'as pas laissé le temps de te dire tout ce que je t'aime..."
"On se retrouvera".
Jamais un mot de désespoir, jamais ! Rien ne laissait entendre ce qui lui trottait dans la tête, d'où notre peine.
Heureusement, la vie doit aussi à continuer pour les autres enfants et les petites filles, qui m'ont tant aidées, c'était ma raison de survivre... Mais rien n'est plus comme avant.
Daisy
Il restera bien sûr à jamais dans mon coeur de maman, ainsi que dans celui de son papa et de ses petites soeurs. Même si les petits messages que je reçois me font du bien, ils ne calmeront jamais ma peine! Sois en paix mon fils et veille bien sur nous ta petite maman.
Ada
La durée de vie des dossiers "homicide involontaire "n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan, empilés sur les bureaux des procureurs. J'avais essayé d'analyser la notion même de mission de service public, mais cela ne pourra plus s'appeler la justice, elle s'éloigne du sens que nous avons donné à ce mot !
Les magistrats consacrent plus de temps à l'examen des questions de forme qu'au traitement de fond. Il en résulte un risque d'erreur de jugement et d'inefficacité !
En effet, nous ne pouvons pas laisser sous silence le parcours douloureux de toutes les personnes victimes de la route, qui sont isolées, car n'ayant pas le poids d'un accident collectif, elles ne suscitent pas grand intérêt, elles appartiennent « aux faits divers », sans importance particulière.
Donc classement sans suite. Se débarrasser d'une affaire encombrante et sans intérêt... Décidément, il est difficile d'inverser la tendance... Il y a trop d'espace profondément libre pour cultiver les mauvaise graines ! Concrètement, la voie est libre pour tous les criminels en puissance !
Dès lors que le statut de victime qui est souvent nié par les acteurs judiciaires qui cherchent la conciliation "dans les pires des cas une peine symbolique" envers des individus irresponsables et leurs victimes, qui sont surtout mal protégées et pas défendues, les droits humains des victimes sont spoliés, par un de ces drames atroces qui déclenchent au sein de la famille un cataclysme provoquant le chaos, la justice ne peut s'exonérer de la responsabilité morale qui en découle .
Certes, nous sommes prisonniers de nos chagrins, de la douleur atroce de nos deuils, mais le simple fait qu'on puisse aller de l'avant dérange et souvent nous sommes confrontés à une telle marginalisation qu'on nous rend la vie impossible. Nous ne pouvons compter que sur nous mêmes .
Naviguer sans boussole ! S'appuyant sur le passé moins long à raconter, pour tâcher d'avancer. Mais on ne prépare pas demain la tête plongée dans un album photo et des souvenirs étouffant à huis clos ! On rampe !
Ces traumatismes entraînent des conséquences physiques, psychiques, sociales et économiques désastreuses, et même certains renoncent à leur droits d'exister ! Et le pire dans tout ça, la justice avec des kilos de maladresses, quelques brins de cynismes non seulement elle ne nous aide pas à résoudre nos si nombreux problèmes, au contraire, avec un art redoutable, elle essaye par sa puissance destructive de nous étouffer.
Ces technocrates, prêts à tous les coups au nom de la justice érigée en foi aveugle, dos à l'objectif, intimement convaincus que leurs décisions sont les mieux adaptées à ces drames, elles sont dangereuses, voire mortelles et coûtent très chères en terme de facteurs humains aux citoyens abusés, qui ne furent jamais à ce point méprisés....
Nous voyons que la justice est en train de disparaître sous nos yeux sans que nous en soyons tout à fait conscients en laissant derrière elle un vide ! Le plus grave est que personne ne s'en étonne plus ! Les évidences sont tellement évidentes qu'on ne les voit plus, comme d'habitude et par la force de l'habitude !
L'État est l'unique garant fiable et régulateur de la justice qui est un service public et il ne veut pas prendre ses responsabilités ! en se servant du faux prétexte de..."la justice est indépendante".
C'est l'essence même de la Démocratie que la justice soit indépendante. Mais sont-ils assez matures pour prendre le destin des citoyens en main ? Et quel est le rôle des parlementaires qui exercent le pouvoir législatif ? La réforme absolument nécessaire passe-t-elle dans le "paraître" que ce soit par les acteurs de cette justice ou celle des décideurs, pour moi les dés étaient déjà pipés depuis longtemps après tout nous avons la justice que nous méritons.
Robert.
Ada
je suis la maman de Talisa 14 ans, Gaëtan 10 ans, Mateo 1 an aujourd'hui et Tabata et Mélinda, décédée à la naissance le 29 mars 1999.
Je n'arrive plus à être heureuse, j'ai de merveilleux enfants, mais ce manque de mes filles reste.
Je ne sais plus ou j'en suis.
Je suis perdue.
J'espère trouver ici réconfort et peut être le moyen de m'en sortir, enfin si cela est possible.
J'envoie tout particulièrement de gros baisers à tous ces enfants qui sont partis loin de leurs parents.
Sandra
Ce petit mot pour vous faire savoir que je viens de créer un groupe sur Facebook concernant la démarche que j'ai entreprise en 2008 (démarche à laquelle votre association avait participé) pour que le mot "désenfanté" fasse son entrée dans la langue française.
Ce groupe s'appelle donc "pour que le mot désenfanté fasse son entrée dans la langue française".
Vous pourrez prendre connaissance de la naissance, de la réalisation et de la finalisation de ce projet sur mon site personnel (http://francinedu02.free.fr) dans le paragraphe XI - Quelques informations utiles et intéressantes.
Il est bien évident que plus ce groupe aura un nombre élevé de membres, plus les possibles retombées positives seront importantes ... et plus les personnes feront des liens vers ce groupe, plus ce groupe sera "partagé", plus il sera connu.
Il manque un mot dans la langue française, un mot essentiel. Celui qui pourra qualifier les parents qui ont perdu un enfant. Cela ne diminuera en rien leur douleur et leur chagrin mais :
Comment arriver à faire tomber les tabous envers tout ce qui concerne le décès d'un enfant si le statut de ses parents n'est pas reconnu puisqu'il n'a pas de qualificatif,
Comment faire savoir que nous existons, comment la société peut elle assumer et reconnaître notre situation si aucun mot ne la qualifie ?
Ce mot serait une reconnaissance pour les parents, une reconnaissance de ce que la vie leur a fait subir.
Les raisons de la création de ce groupe :
La toute première est bien évidemment le fait que je sois directement concernée et que je souffre de ce manque de mot. Mais ce n'est pas que pour moi, c'est aussi pour tous les parents qui ont vécu cette terrible épreuve qu'est la perte d'un enfant que j'ai décidé d'agir ...
Pour que la perte d'un enfant ne soit plus un sujet tabou,
Pour que la société et les mentalités évoluent,
Pour que les parents ne se retrouvent plus isolés voire abandonnés.
Pourquoi le mot "désenfanté"
Il fallait un mot qui puisse aussi bien se décliner en adjectif et s'accorder en genre et en nombre avec le mot qu'il qualifie (parents désenfantés, maman désenfantée, père désenfanté), se décliner en nom (désenfantement) et en verbe (désenfanter). Je n'ai trouvé que ce mot avec lequel on ...puisse autant "travailler" grammaticalement.
Et à l'heure actuelle, c'est le mot le plus utilisé et "reconnu" dans l'usage de la langue française courante, dans la littérature, le milieu médical, voire le monde associatif.
En vous remerciant de l'attention que vous porterez à cette démarche.
Très cordialement
Francine
Mon coeur est déjà trop lourd de secrets
Trop lourd de peines"
Elle disait: "Je ne continue plus
Ce qui m'attend, je l'ai déjà vécu
C'est plus la peine"
Elle disait que vivre était cruel
Elle ne croyait plus au soleil
Ni aux silences des églises
Et même mes sourires lui faisaient peur
C'était l'hiver dans le fond de son coeur
Elle disait que vivre était cruel
Elle ne croyait plus au soleil
Ni aux silences des églises
Et même mes sourires lui faisaient peur
C'était l'hiver dans le fond de son coeur
Le vent n'a jamais été plus froid
La pluie plus violente que ce soir-là
Le soir de ses vingt ans
Le soir où elle a éteint le feu
Derrière la façade de ses yeux
Dans un éclair blanc
Elle a sûrement rejoint le ciel
Elle brille à côté du soleil
Comme les nouvelles églises
Et si depuis ce soir-là je pleure
C'est qu'il fait froid
Dans le fond de mon coeur
Elle a sûrement rejoint le ciel
Elle brille à côté du soleil
Comme les nouvelles églises
Et si depuis ce soir-là je pleure
C'est qu'il fait froid
Dans le fond de mon coeur.
"C'était l'hiver", Francis Cabrel.
PAS FACILE, d'admettre que ce !!!!!! aura eu le droit de te tuer!!!!
PAS FACILE, d'essayer de répondre à toutes ces questions dont lui seul connait les réponses!!! Malgré que je le sache à 99%.
PAS FACILE, de se dire que !!!!!! continue sa petite vie.
PAS FACILE, mais pour toi et pour les autres, je ne lâcherai jamais ce combat pour dénoncer cette justice.
PAS FACILE, mon gamin, quand mes larmes me submergent à en perdre la raison.
PAS FACILE, mon gamin, quand ton manque m'explose mon coeur, ma tête!!!!
PAS FACILE, de constater que le temps n'arrange rien!!!! Bien au contraire, ton absence m'est injectée chaque matin!!!!!!!!!!!
Loredana: Ma cousine chérie,je ne sais même pas par quoi commencer, à part dire que tu vas nous manquer, ton départ nous a tous marqués. Je te jure qu'on ne pourra jamais t'oublier. Mais le plus triste, c'est la façon de laquelle tu nous a quittés. Ca, c'est le pire. Quand on voit que rien n'arrive depuis qu'il t'a enlevé la vie. J'ai la haine, je crois que rien ne pourra apaiser ma peine et ma colère. J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps pour que tu reviennes. Si je pouvais, je lui enlèverais sa vie contre la tienne. Ca fait mal de voir toute la famille déchirée, mais ne t'inquiète pas, ta soeur et moi, prenons le relais. Nous serons toujours là pour ta famille. On te le promet. Je sais qu'il y a beaucoup de monde triste. Mais moi je peux te le dire, tu as eu un départ de petite princesse. Je me rappelle des moments passés avec toi. Ce que l'on a pu avoir de fou-rires. Mais c'est là que je prends conscience de ton départ et cette date du 27 février 2010 restera gravée dans ma mémoire. Alors, je prends conscience que la vie ne tient qu'à un fil, une seconde d'inattention et on file. Mais maintenant, je n'ai plus peur de la mort, car d'un côté, il me tarde de te serrer très fort ! Je m'en veux de ne pas t'avoir dit tout cela avant. Tu aurais du voir le monde qu'il y avait a ton enterrement. Enfin, je sais que tu as tout vu du paradis. Tout ce monde était là rien que pour toi. C'est moi qui te le dit et même si on pleure encore sur ton sort, on essaie tous de rester forts. Mais je te jure que ce n'est pas facile, surtout pour ta maman, ton papa, ta soeur et tes frères, qui ont perdu leur fille ou leur soeur. Ils souffrent de ton absence. Sans toi la vie perd tout son sens. Ca fait mal de voir tout le monde sombrer dans la souffrance. Il n'y a rien de pire que de perdre un enfant, mais ne t'inquiète pas, on s'occupe d'eux. N'oublie pas que dans nos corps coule le même sang, ALESSIA. Pourquoi cet accident, à cause d'une personne ? Tu n'allais avoir que 12 ans. Mais je te jure du fond du coeur que je ferai attention à ta grande soeur, pour qui ce n'est pas du tout facile qui es a la fois si forte et si fragile. Tu sais, on dit toujours que les meilleurs partent les premiers. Quand je pense à toi, je me dis que c'est la vérité. Tu étais si belle et si souriante. Ce n'était pas le moment de t'envoler. Je te jure que je regrette ces moments où on était tout le temps ensemble. Tu étais et tu resteras toujours ma cousine chérie, même si la façon dont tu es partie est triste. J'espère que ce texte arrivera jusqu'au paradis pour que tu saches ce que je ne t'ai jamais dit... Que je t'aimais de tout mon coeur. De toi, je ne garde que le meilleur, tu es dans tous mes souvenirs. Je retiens ton fabuleux sourire. Ma cousine, ça ne devait pas t'arriver, ce n'était pas cela ton avenir. Pourquoi as tu été renversée par se connard. Je crois que personne ne peut me le dire, non personne ! Tu me manques, on ne t'oubliera jamais, tu resteras à jamais dans nos coeurs. On t'aime plus que tout. Adieu, petite cousine, repose en paix.
Maria: Alessia était et sera toujours ma petite soeur chérie. Elle me manque énormément, mais ne t'en fait pas, Alessia, que le fils de pute qui t'a fait du mal, va le regretter et crois moi, bien, pas un peu. J'espère qu'il sera enfermé à perpétuité et qu'il souffre à petit feu. Parce que tu es parti trop jeune, ma chérie et je ne sais même pas comment tu es, ce que tu fais, si tu nous regarde... Mais sache que papa, maman, Adolfo, Alex, ton parrain et ta marraine, Loredana et Andrea, on t'aime à la folie, et maintenant que tu es en compagnie de Belle, qui est décédée aussi.
Ma déchirure et mon désamour de la vie, tu es partie trop vite, trop loin.
Les jours passent, trois ans passent, et tu ne reviens pas,
Peut être un peu de toi dans un rayon de soleil, dans l'amour qu'il y a entre moi
et ton papa.
Peut être un peu de toi dans les yeux d'une petite fille qui passe dans la rue,
les boucles dans le vent.
Peut être oui, es tu là? Mais c'est si peu, trop peu pour consoler mon chagrin.
Je pleurs trop, je serre les dents trop souvent, je suis à bout, ma peine n'en fini pas,
Une partie de moi est restée là, est morte là, a abandonné là, en mars 2005.
Jamais plus comme avant? Jamais plus j'oserais braver la vie et me croire plus forte qu'elle, en souriant vers le ciel.
Le plus dure c'est de continuer comme il faut continuer, comme tout le monde attend que je continue, alors que je voudrais m'arrêter là, comme il serait doux de s'arrêter là.
Et d'attendre ta présence au pied d'un arbre, attendre que le souffle vienne après les larmes me sauver dans une grande respiration.
Aller pleurer sur ta tombe,ma puce, c'est trop dur, pardonne moi, je n'en ai pas la force, jamais je ne me relèverai.
Et pourtant, comme je voudrais qu'elle soit fleurie en ces jours, où ta mémoire est plus présente encore. Comme je voudrais peindre des anges roses tout autour de toi, comme je voudrais être cette maman là, courageuse et présente, à toi, à moi, à la vie.
Vivre avec, vivre avec? C'est très douloureux, plus que de serrer les dents,
plus que de regarder devant.
Vivre avec, c'est accepter que je t'ai perdue.
C'est d'abord accepter que tu étais là, dans mes bras, que ton papa a porté
ton petit cercueil blanc.
C'est accepter que je n'ai pas fais tout ce que j'aurais pu faire après ton départ.
C'est accepter que le monde n'était pas beau autour de toi,
C'est accepter de pardonner.
« Vivre avec »? Ma chérie, je n'ai pas la clef de ce mystère. Car tu es ma fille et que je ne peux accepter de t'avoir perdue.
Arriver à Vivre sans toi, ce serait trouver un écrin en velours pour mon chagrin,
un voilier pour ma colère, une mer pour mes larmes, et un monde pour les accueillir.
Vivre sans toi Victoria, c'est une épreuve de tous les jours, quand ma tristesse déborde.
Vivre sans toi, c'est apprendre à t'aimer autrement, à t'aimer malgré tout,
à t'aimer à travers l'absence.
Vivre simplement en laissant dans mon c?ur un petit coin de paradis pour t'accueillir.
Mais c'est parfois au prix de la violente inacceptation.
Vivre c'est ce que j'essaye de faire tous les jours.
Je t'aime Victoria, mon ange, ma lumière, ma deuxième lune dans le ciel.
Ce n'est pas une poésie, c'est moi ta maman qui te chante son amour pour continuer à vivre.
Tu es avec moi et tu resteras à jamais dans mon c?ur jusqu'à l'au-delà.
Je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, encore et toujours.
Ta Maman
ta main dans la mienne
je la pose sur mon coeur
qui palpite pour toi
tu l'entend me vibrer
tout émoi pour toi
sur le rebord de la fenêtre
j'ai déposé quelques mots
prend-les ils sont pour toi
n'aie crainte ils sont d'amour
garde-les au fond de ton coeur
toi seul peut les comprendre
ils ont un goût de bonheur
tu les aimeras, j'en suis sûr
ce soir, lorsque je fermerai les rideaux
je reconnaitrais
le parfum de ton passage
la couleur de ton silence
et ton absence, dans l'expectative
en sera moins cruelle
ta maman.
Le Temps qui passe:
Chaque seconde qui s'écoule
C'est un mot
Chaque minute qui défile
C'est une pensée
Chaque heure qui sonne
C'est une image
Chaque jour qui s'éteint
C'est une prière
Le Temps est un gigantesque sablier dans lequel je déverse mes mots, mes pensées, mes images, mes prières pour mon Enfant Ange
Le Temps qui passe amplifie l'AMOUR que j'ai pour lui
Le Temps qui passe ne nous éloigne pas, tout au contraire il nous rapproche
Le Temps qui passe n'est plus un ennemi, il est devenu l'allié de nos retrouvailles
Je n'ai plus peur de vieillir depuis que mon Enfant est devenu un Ange
Autant en emporte le Temps, dès l'instant que je retrouve mon Enfant
Philippe, le papa de Jérôme un Ange désormais
Eliane.
Jacotte.
Charles-Henri.
Je suis Fabienne, maman de Jonathan, 26 ans, bientôt papa (c'est pour début juin), et d'Isabelle, décédée le 9 avril dernier d'un sarcome d'Ewing à l'âge de 19 ans, après 2 années de maladie. Chimiothérapie, radiothérapie,re-chimiothérapie, re-radiothérapie puis quelques mois de rémission suivie d'une rechute, la douleur qui s'intensifie, les soins palliatifs, d'abord à domicile puis à l'hôpital et la mort qui est venue doucement mettre fin à ses souffrances un jour de printemps.
Je sors de tout cela bouleversée, déchirée par la douleur de la perte mais aussi enrichie par la beauté du lien que j'ai vécu avec Isabelle, particulièrement dans ses derniers mois de vie. Elle m'a révélé une qualité d'amour que je n'imaginais pas. Cet amour-là est plus fort que la mort. Même si je suis toujours traversée par d'intenses vagues de tristesse et de vide, je garde au fond de moi sa présence lumineuse comme une invitation à honorer la plénitude de la vie, telle qu'elle se présente d'instant en instant. Ci-dessous un petit texte que j'ai écrit pour lui dire mon amour et ma gratitude :
Isabelle, ma fille, je t'aime tellement. Tu as laissé dans mon coeur une trace intensément brûlante, mélange de lumière et de douleur. Je sens l'immensité de cet espace que tu m'offres, l'urgence de vivre que tu m'as enseignée et la blessure du manque, comment vivre sans toi, que faire du vide laissé par ton départ ? Tu m'as révélé à moi-même la possibilité d'amour incroyable qui sommeillait en moi. Au fil de ces mois de maladie, prendre soin de toi, de tes souffrances et de tes joies, de tes espoirs et de tes désespoirs, de ta vitalité farouche, assister le beau processus de transformation de ton âme en papillon céleste, te donner tout ce que j'ai et tout ce que je n'ai pas. Avec toi, j'ai découvert la source intarissable qui nous a fait déplacer les montagnes du découragement, traverser les océans de larmes, transmuter l'angoisse et la douleur en une danse de confiance et d'ouverture, une danse de vie qui se poursuit bien au-delà de ta mort. Isabelle, ma fille, je t'aime tellement. Je n'en finis plus de résonner au chant de ton passage sur terre et dans ma vie, de respirer le bruissement de l'air que tu as déplacé.
Fabienne, ta maman.
Survivre à un de ses enfants est terrible, l'enterrer est inadmissible pour l'esprit.
J'ai cru devenir folle.
Maintenant, je suis de passage, j'attends que la mort vienne aussi me chercher pour revoir Jordan, parti dans la pièce d'à côté à 21 ans d'un stupide accident domestique et qui nous a laissé un petit Enzo, de 2 ans et demi à l'époque ( le 13 juin 2008).
Ce désespoir ne s'arrête pas, il évolue, simplement.
Courage à toutes les mamans et tous les papas en deuil.
Fabienne.
En hommage a mon fils " Donatien " et à tous nos enfants partis trop tôt, j'organise un concert, samedi 6 mars 2010 à 20h, à la salle du Maka, à YVOIR.
Chanteurs : Pierret Jean-luc et sa famille, madame Véronique Baudin.
Chansons à textes.
Tendrement.
Nadine.
Ne me demandez pas si j'ai réussi à le surmonter, je ne le surmonterai jamais.
Ne me dites pas qu'il est mieux là où il est maintenant, il n'est pas ici auprès de moi.
Ne me dites pas qu'il ne souffre plus, je n'ai jamais accepté qu'il ait dût souffrir.
Ne me dites pas que vous savez ce que je ressens, à moins que vous ayez aussi perdu un enfant.
Ne me demandez pas de guérir, le deuil n'est pas une maladie dont on peut se débarrasser.
Je vous en prie,
Ne me dites pas "vous ne le connaissiez pas".
Selon vous, à quel âge votre enfant devrait-il mourir?
Dites-moi simplement que vous êtes désolés.
Laissez-moi simplement parler de mon enfant.
Mentionnez le nom de mon enfant.
Je vous en prie,
Laissez-moi simplement pleurer mon bébé...
Pouvoir enfin partir
M'en aller pour mourir
Retrouver le sourire
Savoir ce qu'est de rire
Partir dans l'oubli
Me laisser aller dans l'infini
Oublier tout avenir
Ne plus jamais souffrir
Pouvoir derrière moi tout laisser
Sans se retourner
Dire combien j'ai aimé
Et combien j'ai détesté
Ne plus jamais se laisser aller
Ne plus jamais ce forcer
Pouvoir dire le fond de mes pensées
Ne plus demander de m'aider
Ne plus rien demander
Se sentir libéré
Et surtout se sentir libéré...
Jusqu'à en perdre haleine
Libérant mes sentiments
Éructant mon haine
Courir, avancer toujours plus loin
Sous peine de me laisser aller
M'abandonner, reculer, oublier demain
Sur les émotions contradictoires et envers tout avancer
Je vois, j'espère, je ris et pleure
Mes maux heurtent, paradoxalement me rendent forte et m'abîment
Malgré tout, petite fille fragile, qui aux moindres heurts
Tel un château de cartes s'effondre dans l'abîme
Les souvenirs tuent, et le présent blesse
Comment ai-je pu jusqu'ici accuser les coups
Je n'en peu plus, Donatien me manque.
Sa maman.
Cela fait si longtemps et pourtant elles me manquent toujours autant.
Je viens de mettre au monde (il y a 6 semaines) leur petit frère et j'aurais tant aimé qu'elles aient la chance de le connaitre.
Il y a aussi Talisa et Gaëtan, 13 et 9 ans, qui parlent toujours d'elles.
Je vous aimerai toujours et j'espère un jour vous retrouver au paradis des anges.
Dans 4 mois, devait nous arriver une jolie petite fille. Elle aurait été notre quatrième enfant. Enfin plutôt, notre 7e enfant devrais-je dire, ou encore notre 11e enfant.
Je m'explique : j'ai la grande chance d'avoir 3 merveilleux enfants en vie, Emilien (11ans), Augustin (9 ans) et Apolline (5 ans). Mais mon parcours ne fut pas de tout repos !!
En effet, j'ai connu plusieurs fausses couches précoces avant chacun de mes enfants (vers 8, 10 semaines). Quelques 4 poussières d'anges. Ensuite, après Augustin, nous avons vécu une période très difficile. Nous voulions un 3e enfant et cette fois-là, pas de fausse couche précoce, oh joie, oh merveille !! Le bébé était prévu pour mars, le bonheur !! Surtout qu'à l'écho de 12 semaines, on nous apprit déjà que c'était une petite fille !!! Trop merveilleux !! Il faisait grand ciel bleu ce jour-là, nous étions si heureux. Et puis, alors qu'il n'y avait eu aucun problème, le 14 octobre 2002, j'étais à 18 semaines, je perds un peu de sang, je vais chez ma gynéco, en pensant que je devrais juste me reposer. Nous avons découvert notre petite puce flottant dans le liquide. Le coeur ne battait plus !! J'ai cru qu'on m'arrachait les entrailles, tellement la douleur fut intense. Ma première réaction fut : « Tu me l'enlèves !! » et là, j'ai appris que j'allais devoir accoucher !!! Horreur !! Peur !! Le 17 octobre, après l'avoir gardée morte dans mon ventre, trois longues journées, notre petite Joséphine vint au monde sans vie. Je remercie mon médecin qui nous a conseillé de la prendre dans les bras, de lui dire au revoir. Cela nous a aidé à faire notre deuil. Après cela, je voulais un enfant au plus vite, impossible de me raisonner, mon ventre devait contenir la VIE. Six semaines après, j'étais enceinte !! Bonheur, on rebondit, on oublie la tristesse, on repart plein d'espérance vers l'avenir.
C'est la peur au ventre, sans oser regarder l'écran de l'écho, que j'ai hurlé de joie en apprenant que j'attendais des jumeaux !!!! J'étais si heureuse, c'était comme une «reconstruction», c'était extraordinaire !!!
Tout se passait très bien, mais nous ne savions toujours pas pourquoi notre Joséphine était morte. L'autopsie ne nous a rien révélé : tout était normal !!! Seule chose possible, entretemps j'avais fait le CMV. Peut-être ce virus l'avait-il tuée? Il fallait donc bien vérifier chez les 2 petits loulous que tout se passe bien. Direction hôpital universitaire, pour examens. Tout a l'air bien !! C'est si merveilleux de les voir tous les 2 !! Tellement beau !! Et puis en mars plus ou moins à 18 sa (comme pour Joséphine !!) je perds du sang !!! Horreur !! Direction hôpital ! Les bébés vont bien ouf !!! Mais je suis hospitalisée pour contrôles fréquents. Je dois laisser mes deux grands chéris sans leur maman, dur dur. Mais quel bonheur de leur donner deux petits bébés à la fois !! Un pour chacun, comme ils disaient !!
De semaine en semaine, le liquide amniotique diminuait, surtout chez l'un des deux.
Mais j'y croyais tellement, sûre que plus rien ne pouvait m'arriver, NON, pas deux fois de suite !!! Les reins des bébés étaient bien présents mais ne fonctionnaient pas !!! Le liquide diminuait de jour en jour. On devait arrêter la grossesse !!!!!! Je les sentais bouger en moi, mais ils allaient souffrir? Nous devions empêcher cela. J'ai accouché le 7 avril après de longues heures de souffrance, de 2 petits garçons : Antoine et Victor, sans vie. Mais tellement beaux.
Là, j'étais dans un état moral et physique catastrophiques. Je devais me reprendre en mains, sinon c'est toute ma famille qui s'écroulait?
Alors après une thérapie durant de longs mois, éprouvante et difficile, j'ai repris le dessus.
C'est le 17 octobre (j'en suis certaine) que notre petite Apolline a été conçue. Petit bébé bonheur, bébé espoir, attendue dans l'inquiétude et le stress de chaque instant. Elle est née le 7 juillet à 22h10 (même heure que les jumeaux !) en pleine santé !!
Elle reste très spéciale et extraordinaire, aimée de tous, elle a quelque chose de spécial.
J'ai toujours voulu 4 enfants, et c'est vrai qu'après tout cela, raisonnablement je me suis dit, c'est bon, on arrête !!
Puis, j'ai eu 40 ans (sur papier, mais pas dans ma tête, ni dans mon corps !!!). Alors cette envie d'un 4e est revenue !! Je me suis dit, c'est maintenant !!
A nouveau, fausses couches, 2 fois à 10 semaines. C'est long, dix semaines d'espoir, de projets. Mais bon, on se fait une raison.
Et puis, 5 mois après la dernière fausse couche, test positif !!! Nouvel espoir !!! Ca y est, cette fois j'y crois !!! On va l'avoir notre 4e !! De nombreux tests (emplis de stress) tous résultats excellents, oh joie ! bonheur !! On l'annonce aux enfants ; ils sont si heureux !!!
Tout se passe très bien, mon ventre s'arrondit, j'en suis si fière !
Puis quelques jours d'angoisse, mais je me dis que c'est normal, je me rassure, tout va bien !!
J'arrive à 20 semaines, écho morphologie dans quelques jours, on saura que tout va bien, mon ventre s'arrondira encore, je pourrai enfin profiter de ma grossesse. Et puis, le 27 juillet, visite chez ma gynéco, angoisse face à l'écho(comme d'habitude) et là verdict : le coeur ne bat plus !!! NON !!!!NOOOOOOOON ! Non, je ne peux pas annoncer ça à mes enfants. Non, notre rêve ne peut pas s'écrouler encore une fois !!! Non, je ne peux pas avoir plus d'enfants morts que vivants !!! Non !!! Et pourtant, il a bien fallu que j'accouche encore une fois de notre petite Camille, ce 30 juillet 2009. Petite fille si parfaite, mais sans vie.
« Maman,Papa, j'ai l'impression de vivre un rêve : tout ce qui me tenait à coeur, est en train de se réaliser ! ».
Mais ce Samedi 8 Mars 2003, alors que nous l'attendions pour souper et fêter l'anniversaire de son cousin Jérôme, un agriculteur imprudent en à décidé autrement...
Le 09 juin 2007, à 23H, la gendarmerie est venue me prévenir que mon fils venait d'avoir un accident de voiture : "Venez vite, c'est très grave..." et là tout s'arrête, un espace temps dans le néant ! C'est impensable !
J'ai deux autres enfants et deux petits enfants. Pour eux, pour Gian, je dois continuer de vivre et je sais, car je le sens tous les jours, Gian est présent à mes côtés pour m'aider.
Durant sa courte vie, il nous a donné tant de bonheur, que son départ nous a tous traumatisé.
Nous n'avons jamais cessé de parler de Gian à la maison, avec mes amis, mes collègues. Parfois je ressens un malaise chez certaines personnes, le fait de le garder vivant et de parler de lui sereinement. Ce n'est pas mon problème ! Il est, je crois, important de ne pas occulter son existence. Car même si sa présence charnelle n'est plus là, son esprit, son amour, nous habite tous les jours.
Bientôt 5 ans, la douleur de l'absence reste encore brulante. Tous les jours, toutes les nuits.
Heureusement, nos petits fils nous donnent beaucoup de courage, leurs gros câlins sont une source d'espoir, la force pour continuer à vivre.
Nous avons puisé dans la présence de nos parents et amis la volonté utile à essayer de supporter l'insupportable.
Merci à toute l'équipe de Parents Désenfantés de nous permettre de trouver, dans les rencontres avec les autres parents en souffrance, cette solidarité et cette profonde force de continuer...
Isabelle, tu nous manques tellement !
Avec une autre maman, nous aimerions vendre, pour cette association, un petit livre rassemblant des textes/poèmes écrits par des parents, comme nous, désenfantés. Une façon d'exprimer un nouveau chemin de vie, avec les moments très durs, mais aussi avec tous ces rayons de soleil, car il y en a encore.
Si vous désirez participer, merci de nous envoyer votre texte.
Ca fait bientôt 10 ans que Bastien s'est envolé sur les ailes d'un ange. Lui, tellement souhaité.
Comment ne pas être agressive quand on vous dit : je comprends...? Personne ne peut comprendre. Je ne le souhaite à personne d'ailleurs. Quel plus grand malheur peut arriver à un être vivant, quel qu'il soit, de perdre son bébé ?
Après bientôt 10 ans, la douleur grandit encore. Mon seul petit "réconfort", là où Bastien se repose, les lits sont faits de nuages blancs, fins, doux et soyeux sous la lumière et la chaleur du soleil et il n'y a que des gens bons.
Merci à toi mon coeur d'avoir fait cette petite halte dans nos vies à papa et moi.
A bientôt.
je viens de lire vos témoignages, ça me prend au coeur, voire de partout. Je ne suis pas seule, le 31 octobre 2007 mon fils âgé d'à peine 16 ans s'est fait tuer par un fou qui conduisait un convoi agricole. Tout cela sous les yeux de sa petite soeur et à 600 m de la maison. Le cri de ma fille raisonne encore sens cesse dans ma tête. La vue du corps sans vie de mon grand, lui qui était si beau, grand, fort, aimant avec tout le monde, courageux et être tué si brutalement. En plus, à 5 jour de ses 17 ans, c'est horrible.
Jamais je ne pourrai enlever cette image de mes yeux, de ma tête. Ca fait si mal.
Le soir même, au bout de quelques heures, le choc fut si horrible pour moi, sa petite maman, comme il disait, que j'ai fait une attaque cardiaque. Je me souviens du quart de ce qui s'est passé les trois mois suivants. Je suis perdue dans ma tête, il me manque. Cette douleur est si forte.
En vous écrivant, j'ai les larmes qui coulent a flot. Jamais je ne pourrai oublier ses yeux, sont regard vide et je passe beaucoup de détails qui me sont horribles.
Pourquoi lui ? Pourquoi était-il si doux, si aimant ? Je l'aime tant. Quand ma douleur va-t-elle s'estomper ? Oublier, je ne le saurais pas.
Je n'arrive plus à m'amuser ou à aller à des fêtes de famille. Ca me peine d'y aller, surtout quand je vois les enfants de la famille. Ca me fait si mal que mon lapin, comme je l'appelais, n'est plus là.
J'ai comme une main qui serre mon coeur dans ces moments-là. Comment faire pour ne plus souffrir ? Certains me disent de passer à autre chose. Pour l'instant, je saurais pas. Ca m'est impossible. Est-ce parce qu'il n'y a pas longtemps ou parce que c'est dans ma tête ? Je n'en sais rien du tout. Ce que je peux dire, c'est que la mort d un enfant ne devrait pas arriver. Non, non, non, c'est injuste et pas dans la logique des choses !
Merci d'être là. Vous qui ne jugez pas, vous qui comprenez ma douleur.
Merci.
Véro la puce. Bisous à vous tous.
Courage à tous.
Claudine.
J'AVAIS L'ESPOIR JUSQU'AU BOUT DU TUNNEL, ELLE AUSSI. Tant de COURAGE, MALGRE LA DOULEUR EXTREME... Mon enfant unique, c'est irréel. Je n'arrive pas à vivre sans elle. Mon enfant unique était ma raison de vivre.
Perdu tout, espoir, vie, foi. Que croire, qui croire, que faire ? Son absence est si forte.
Vais-je devenir folle ? Le suis-je déjà ? Où est elle ?
LES MOTS ne sont rien.
Je la cherche et en lisant les témoignages, on oublie jamais. Je suis terrassée et terrorisée.
A l'aide.
Je vous donne ma force de maman, je vous donne mon coeur.
Geneviève.
mon mari et moi même sommes parents de quatre enfants. Trois garçons et une fille qui a perdu la vie le 19 février 2006. C'est atroce, je viens de lire vos témoignages et je me retrouve, souffrante, renfermée. Enfin, il est vrai que perdre un enfant est la pire des choses au monde. Je vous invite a visiter notre blog que nous avons créé en souvenir de notre fille Jennifer.
Courage à tous les parents qui survivent, tout comme nous.
10 ans de silence et de tristesse.
Nous savons seulement aujourd'hui ce qui s'est réellement passé.
J'ai eu l'adresse de votre site ce dimanche par l'abbé Guilbert Terlinden que je remercie vivement.
Merci à vous de soutenir les parents, tel que moi.
Bien à vous.
Sandra.
Maman de Tabata et Mélinda.
Maman de +Pierre+ et de Sarah.
A l'instant du passage
Je prie à tes côtés
C'est ton dernier voyage.
Là-bas,de l'autre côté
C'est l'instant sublimé.
Ici,c'est la tristesse
Tu est de l'autre côté.
Je vois tant de détresse.
Là-bas,de l'autre côté
c'est l'instant sacrifié.
Qu'est devenu le temps
Là-bas,de l'autre côté?
Le temps n'a plus de temps.
Là-bas,de l'autre côté
C'est l'instant d'éternité.
Que devient donc l'amour
Là-bas,de l'autre côté?
L'amour dure toujours
Là-bas, de l'autre côté
C'est l'instant magnifié.
Qu'est devenue la haine
Là-bas,de l'autre côté?
Elle n'existe plus la haine.
Là-bas,de l'autre côté
C'est l'instant partagé.
Racontes-moi la mort
Là-bas,de l'autre côté.
La mort n'est pas la mort.
Là-bas,de l'autre côté
C'est l'instant vérité.
Tu me parles de vie
Là-bas,de l'autre côté
Est-ce que c'est l'infini?
Là-bas,de l'autre côté
C'est l'instant liberté.
Alors,combien de temps
Là-bas,de l'autre côté
Equivaut un instant?
Là-bas, de l'autre côté
Là-bas,l'instant est illimité.
Ta maman.
A toutes les mamans, soyez fortes et courageuses.
Je sais que c'est dur et que ça fait très mal.
Gros bisous.
La maman de Gregory.
Quand à ma mère, elle ne s'en remet pas, elle sombre chaque jour davantage dans une dépression qui me fait peur... Je voudrais tant pouvoir l'aider, mais je me sens tellement impuissante... Je pense que le fait de parler avec une personne qui est passée par là pourrait l'aider.
Svp, aidez ma maman a accepter le fait que ma soeur ne reviendra plus.
Ecrivez-nous à : cindy.teston@minfin.fed.be
Merci d'avance.
Nadine
cela fera bientôt 1 an et 5 mois, le 27 décembre, que mes 3 petits anges se sont envolés me laissant sans force et meurtrie. Je n'avais qu'eux, ils me manquent tant. A chaque instant du jour, je leur dis que je les aime, mais ils le savent bien pourtant. Je le faisais déjà quand ils étaient là. Leur assassin (un gros camion citerne) a été jugé, sévèrement (soi-disant) sous l'emprise légère de la boisson, il a eu 6 mois d'interdiction de conduire et 4 mois de prison avec sursis. Cela m'a à nouveau anéanti. Mais c'est la loi... Sur la route, on peut tuer. Oli, je pense bien souvent à toi et à Sébastien, car Dominique était motard lui-aussi. Mais c'est en voiture qu'il est parti. Donnez-moi un peu de courage, je fais tant d'efforts pourtant. Ils étaient ma source de vie.
Je pense à vous tous, chers parents.
Courage.
"Le 10 Novembre 1985, il neigeait, on attendait ta naissance pour Noël, mais tu en as décidé autrement. Tu as poussé ton premier cri, il était 11h08."
Et puis voilà, tu es partie, sans le vouloir, sans le savoir, avec tes petites nattes africaines.
"10 Juin 2002, le ciel scintillait, il brillait de mille étoiles. Tu étais déjà parmi elles. Tu as poussé ton dernier soupir, il était 2h58."
Aujourd'hui, je cherche toujours et encore et toujours.
Cette soirée sans lendemain, pourquoi se fut toi? Pourquoi n'ont-ils pas appelé les secours, au moins me téléphoner? Tu serais là aujourd'hui! Aujourd'hui, ils ont refait leur vie! Ils sont responsables de ta mort, mais pas coupable!!!
Responsable de non assistance à personne en danger.
Responsable de cession de produits stupéfiants à un mineur.
Tu me manques, tu es si proche de moi mais tellement si loin...
JE T'AIME.
Bon courage.
Mais pour ceux qui restent,
un long chemin de douleur et d'absence...
Je pense à vous, Parents en souffrance, particulièrement à toi, Béa... Il m'a dit "Tu la soutiendras" et je suis heureuse de le faire, alors, un petit message de soutien et d'espoir pour toi et toutes les mamans et tous les papas au coeur brisé:
La mort est un départ,
la mort est un voyage.
La vie est le chemin que l'on fait pour préparer ce départ,
pour préparer ce voyage.
Comme ils sont heureux d'être partis les premiers, de pouvoir tout découvrir avant nous...
S'ils pouvaient nous envoyer des cartes postales, elles seraient pleines de soleil, de rires, de musique et de bonheur...
Comme ils se réjouissent de nous ouvrir la porte, un jour, en nous disant: "vous voilà enfin, venez voir, tout est si beau..."
Mais d'ici-là, il nous faut encore avancer, grandir et aimer... vivre notre vie d'ici-bas...Et nous avançons sous leurs regards bienveillants, courageusement.
Alesio, ma tit boule d'amour nous a quittée à 15 jours de vie. J'avais tellement d'amour à lui offrir, mais il est parti et je ne l'accepte toujours pas aujourd'hui. Depuis, nous avons eu deux merveilles, mais je vis toujours avec cette peur de les perdre. Je me rends compte qu'il est temps que je remonte la pente pour mon fils qui nous a quitté et pour notre famille qui continue a vivre. Mais je n'y arriverai pas toute seule. J'essaie, mais là je suis arrivée au 6eme dessous, au point de me dire que je dois rester en vie pour ma famille. Sinon, je ne serais plus là aujourd'hui. J'espère retrouver la vie un jour et accepter ce qu'il nous est arrivé. J'ai lu les témoignages et je souhaite un grand courage a toutes ses personnes, qui comme nous, on un jour perdu leurs enfants. Ce qui ne nous semblera jamais normal, puisque ce sont nous les parents qui sommes censés partir de ce monde avant eux.
Mais notre vie est bien triste maintenant, il faut énormément de courage pour survivre.
Daniel.
je m'appelle Mady, j'ai moi même perdu un enfant le 05/08/2003, il s'appelait Marvin et avait 14ans. Malheureusement, c'est un enfant victime de la route comme tant d'autres. Je souhaite beaucoup de courage à tous les parents qui ont subi ce même drame. J'ai crée un site en hommage à mon fils Marvin. Vous pouvez connaitre son histoire sur l'adresse de son site.
http://marvin.site.voila.fr/
Tendres pensées pour tous ces anges qui nous ont quittés trop tôt.
je viens de perdre un enfant. Il n'a vécu qu'une journée, mais il me manque terriblement et je n'arrive pas à le supporter. Je viens de lire certains témoignages et je voudrais correspondre. Comment faire ?
ce site réchauffe les coeurs!!! Ma soeur a perdu sa petite Solena... Elle a dû accouché normalement à 6 mois et une semaine, car Solena avait un oedème au mollet qui,en une semaine est monté au cerveau. Nous aurions tant voulu faire la connaissance de notre petite nièce, petite-fille... Ma soeur est tellement triste, j'ai mal!!! Je voudrais l'aider, mais elle rejette tout le monde. Je prie de tout mon coeur pour que ma soeur réapprenne à vivre... "Quand on marche seul, on ne marche pas loin..." Un dicton africain. Courage à vous tous.
Et un petit mot à Solena, ma filleule: "Pour t'accueillir en leur sérénité, les anges chanteront..." et merci d'être venue me voir, dans mes rêves...
Je me permets de laisser une petite annonce importante à mes yeux.
Le vendredi 5 mai 2006 à 20h à l'Eglise St-Laurent de Virton, j'organise une soirée pour permettre aux parents désenfantés de se rencontrer. "L'ensemble vocale de la Villerselle" et la chorale "les polysons" chanteront pour nos enfants trop tôt disparus. A la fin de la cérémonie nous offrons un verre de l'amitié pour permettre des échanges libres entre les différents parents. L'entrée est gratuite.
Bienvenue à vous tous.
Nathalie.
Merci pour ton accueil, ton écoute et tes messages chaleureux. La perte d'un enfant rend marginal.C'est pour cela que nous sommes en recherche de parents vivant la même situation afin d'apprivoiser notre nouvelle vie....
Notre fils Félicien a vécu 9 mois et 12 jours. Né le 15 décembre 2006 d'une malformation cardiaque connue, il est décédé le 27 décembre 2006. Notre fils aîné,nous a offert les deux plus beaux cadeaux. Celui de connaître le bonheur d'être parent, l'autre est qu'il nous a attendu afin qu'on puisse se dire au revoir. Il a lutté jusqu'au bout et après nos adieux, il s'en allé. L'équipe médicale de Saint-Bruxelles a eu les mots justes. Il nous faut maintenant les vivre de l'intérieur. Marc Lavoine chante: "Même si c'est pas tout rose tous les jours, mon coeur se bat pour toi mon amour..."
Merci à toi Martine d'avoir pris le temps d'écouter notre histoire.
Il y a quelques mois, je vous écrivais une mauvaise nouvelle...
Et bien en voici une bonne : je viens d'apprendre que je suis de nouveau enceinte. Même si j'ai très peur pour cette nouvelle grossesse, je reste confiante et espère pouvoir partager avec vous un peu de cette confiance et l'espoir de jours meilleurs.
Micron
Il y a maintenant un peu plus de cinq mois, nous avons perdu notre petit Yann, qui a sacrifié sa vie pour sauver la mienne... Il est né à 5 mois et demi avec 450 grammes. Mais malheureusement, il était trop petit pour survivre... Tout se passait pourtant bien jusqu'à ce que... Pour une première grossesse, j'aurais voulu que ça se passe mieux... Maintenant nous sommes physiquement prêts à donner un petit frère ou une petite soeur à Yann, mais pour ma part, j'ai terriblement peur... Mes grossesses futures, et ma vie entière, ne seront plus tout à fait comme avant maintenant... Avez-vous vous aussi perdu confiance en vous ? Comment retrouver la confiance en soi ??? Et surmonter la peur d'une autre grossesse ? Merci.
Valérie.
Je t'aime.
Ta maman.
Patricia.
