EricNous étions comblés, entourés de nos trois enfants, deux filles et un garçon, ainsi que cinq petits-enfants (quatre garçons et une fille). Le 26 juillet 1995, Eric, notre fils de trente ans meurt brutalement, c'était son choix. Il n'arrivait plus à surmonter ses problèmes !
Cette séparation fut terrible !
Parviendra-t-on à survivre à un tel drame ?
Grâce à l'entourage de nos familles, grâce à l'entraide de nos équipiers de l'Equipe Note-Dame (E.N-D) et grâce à de nombreux amis, sans oublier «Parents désenfantés», nous réussissons à remonter la pente et nous percevons une lueur d'espoir, accentuée par la joie de voir naître une petite fille.
Mais cet espoir est de courte durée.
Le décès d'Eric m'a ébranlé et ma santé se détériore.
Une cirrhose du foie, provoquée par une transfusion sanguine, me contraint à une greffe totale. Une nouvelle épreuve à affronter.
L'amour et la présence de Ninette me sont d'une aide inestimable.
Me sentir aimé d'elle et de tous mes amis m'a aidé à tenir bon, avec des moments de découragement, car l'attente d'un foie fut très pénible.
Enfin, le 7 février 2001, le jour «J». Une nouvelle lumière pointe à l'horizon. La joie et le bonheur commencent à montrer le bout du nez, malgré les grandes souffrances induites par l'opération qui dura plus de huit heures et par vingt-quatre heures d'anesthésie.
Après tout cela, on renaît à la vie, c'était vraiment le bonheur.
Pour moi, la vie est le plus beau cadeau qui nous soit donné.
Et au bout de tout cela, la joie et le bonheur nous attendent, surtout si on se sent aimés.
Nous sommes mariés de puis 42 ans et nous cheminons toujours la main dans la main.
Merci à Ninette d'avoir été toujours à côté de moi.
Vive la vie.
Notre situation de parents meurtris au plus profond de nous-même doit nous permettre d'être encore heureux dans la vie, mais... d'une autre façon.
Mathieu, le papa d'Eric.